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Projet de protection du climat: Les clients de la Poste ont choisi
Projet de protection du climat: Les clients de la Poste ont choisi
Depuis une année, à la Poste, l’expéditeur de lettres, de colis ou de marchandises peut faire acheminer ses envois sans impact sur le climat en s’acquittant du supplément «pro clima». En 2009, 55 millions d’envois ont été déposés sous ce label. Les rejets de CO2 causés par leur transport sera compensé en Turquie par la réalisation d’une centrale électrique alimentée au gaz naturel provenant d’une décharge. Le projet, considéré par la Banque mondiale comme le meilleur programme de protection de l’environnement conçu en 2009, a été sélectionné par 61 pour cent des 2691 clients de La Poste Suisse au terme d’une consultation sur Internet.
Depuis février 2009, toute personne désireuse de compenser les émissions de CO2 causées par l’acheminement de ses envois postaux peut opter pour le label «pro clima». La Poste utilise le produit de la vente de ce label pour acheter des certificats d’émission servant à financer un projet de protection du climat. Le label «pro clima» connaît un succès réjouissant: depuis son lancement, plus de 55 millions d’envois ont été acheminés sans impact sur le climat. La Poste s’acquitte elle-même du supplément «pro clima» pour sa propre correspondance. Les recettes dégagées se montent à plus de 700000 francs, une somme qui servira à financer la réalisation d’un projet de protection du climat. Le projet permettra à la Poste d’acheter des certificats d’émission pour environ 12000 tonnes de CO2, autant que dégagerait la combustion de 181 camions-citernes de fioul. Le projet choisi par 61 pour cent des 2691 clients de La Poste au terme d’une consultation par Internet est une centrale électrique située en Turquie et qui est alimentée par les gaz provenant d’une décharge.
Electricité tirée des gaz d’une décharge en Turquie
La décharge de Mamak, près d’Ankara, produit du gaz, du biogaz et du gaz synthétique (syngaz). Des moteurs à gaz utilisent ce combustible pour en tirer de l’électricité. Pour mettre en place cette centrale, il a fallu couvrir la décharge, installer un système de drainage des eaux d’infiltration et créer un centre de tri et de recyclage. Ces installations complètent les centrales traditionnelles de la région et, grâce à la production de courant vert, réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Le fonctionnement et l’entretien de la centrale occupent quelque 200 personnes spécialement formées.
La centrale est une réalisation exemplaire en matière de gestion des déchets en Turquie. Elle a été déclarée projet de l’année 2009 dans le domaine de la protection de l’environnement par la Banque mondiale. Ses promoteurs ont également lancé une campagne de sensibilisation aux problèmes de recyclage et de gestion des déchets auprès de la population locale. Sans les ressources provenant de la vente de certificats d’émission, le projet n’aurait pas abouti.
Certificats d’émission et projets en Suisse
Les bénéfices de la vente du label «pro clima» aux clients de la Poste sont entièrement affectés au projet réalisé en Turquie, lequel répond à la norme «Gold Standard». L’évolution favorable des prix des certificats d’émission sur le marché permet néanmoins à la Poste d’investir une part de ceux qui proviennent de ses propres envois dans un autre projet en Suisse.
Une véritable stratégie de protection de l’environnement
La Poste suit résolument une stratégie de protection de l’environnement: elle réduit autant que possible sa consommation d’énergie et remplace les sources d’énergie d’origine fossile par des sources d’énergie renouvelable. En proposant le label «pro clima» à ses clients, elle leur permet de compenser la part non écologique de sa consommation d’énergie. La Poste soutient uniquement les projets de compensation certifiés «Gold Standard». Cette norme contrôlée de façon indépendante répond aux exigences les plus strictes. Elle garantit que le projet contribue effectivement à réduire les émissions de gaz à effet de serre et favorise le développement durable dans le pays concerné. Jusqu’à présent, aucun projet certifié «Gold Standard» n’a été mis en œuvre dans notre pays.